Avec lui, tout est net, cerné. Le trait noir est sa ligne de conduite. Qu’il entoure les couleurs flashies des pin’up sophistiquées des années soixante, qu’il souligne les icônes de « réclames » ou qu’il dessine, en noirs et blancs abrupts, les visages graves des idoles qui nous ont fait rêver, il nous parle ce trait. Il raconte. Précis, il affirme les contrastes, délimite les sujets, comme pour mieux signaler le chemin parcouru.
Un chemin accidenté, parfois. En témoignent ces « découpages et collages » qui sont au cœur du travail de l’artiste, tels de fines cicatrices nous rappelant, avec nostalgie, la fragilité de l’image… image de soi, image des autres, image du temps qui passe…
Collectionneur du passé, mais tourné vers l’avenir, Richard Roux témoigne d’une époque, d’une culture qui a nourri notre imaginaire, artistique et affectif.
Françoise Laurent